Dans une soumission au gouvernement canadien, l’IAFF appelle à des mesures qui soutiendraient mieux les familles des intervenants d’urgence tombés au combat, élargiraient la formation aux matières dangereuses et amélioreraient la préparation aux situations d’urgence à travers le Canada.
Les propositions sont exposées dans une soumission prébudgétaire du 22 mai que les députés examineront avant les recommandations pour le prochain budget fédéral, attendues cet automne.
S’appuyant sur un enjeu clé soulevé par les délégués lors de la33e Conférence législative canadienne en avril, l’IAFF exhorte le gouvernement fédéral à augmenter le programme de subventions commémoratives pour les premiers intervenants de 300 000 $ à 375 000 $ pour compenser l’inflation, et à l’indexer annuellement à l’indice des prix à la consommation.
Établi en 2018 à la suite d’un effort de 25 ans de l’IAFF, le Programme de subventions commémoratives offre un paiement unique non taxable aux familles des pompiers, ambulanciers, policiers et autres membres de la sécurité publique décédés en service. Mais le montant des prestations est resté inchangé depuis la création du programme, malgré une inflation qui a augmenté d’environ 25% sur cette période. En conséquence, la valeur de l’avantage s’est progressivement érodée et continuera de diminuer à moins qu’il ne soit indexé.
« Une prestation de décès en exercice du devoir vise à offrir une stabilité financière lors d’un moment de perte profonde et à refléter l’engagement du gouvernement fédéral envers ceux qui sont décédés au service du public », indique la soumission de l’IAFF, notant que d’autres prestations fédérales telles que l’OEA/CPP et les prestations des anciens combattants sont indexées. « Permettre à l’inflation d’éroder cet engagement au fil du temps mine à la fois l’équité et l’intention politique. »
La soumission met également en lumière le programme amélioré de gestion des urgences (EEMP) proposé par l’IAFF, conçu pour aider les communautés à mieux se préparer et à réagir face à des catastrophes de plus en plus fréquentes, y compris les feux de forêt, les tremblements de terre et les incidents majeurs de transport.
Avec un financement fédéral initial de 2,5 millions de dollars, l’EEMP s’appuierait sur les programmes existants HazMat et Responding to the Interface (RTI) de l’IAFF pour renforcer la collaboration avec les communautés à risque, améliorer la préparation aux catastrophes, renforcer les capacités d’atténuation et d’intervention.
Ces investissements ont vraiment fait une différence, mais ils doivent suivre le rythme de l’inflation et des défis changeants auxquels font face nos membres et les communautés qu’ils protègent.
Soumission prébudgétaire de l’IAFF au gouvernement canadien
L’IAFF a proposé un financement fédéral de 4 millions de dollars pour les années deux et trois pour la formation, la prestation et l’examen, avec un financement continu évolutif pour répondre aux besoins évolutifs en gestion des urgences.
La stratégie fédérale de gestion des urgences pour le Canada définit cinq priorités pour améliorer la résilience face aux catastrophes d’ici 2030, notamment une collaboration renforcée, la prévention, l’atténuation et la résilience face aux catastrophes.
« L’EEMP est conçu pour aider le gouvernement à atteindre ces priorités », indique la soumission. « L’adoption de l’EEMP dotera le gouvernement d’outils pour renforcer la collaboration et la résilience dans la préparation et la réponse aux catastrophes, en tirant parti de l’expertise éprouvée de l’IAFF, telle que démontrée par les succès passés et actuels de l’IAFF dans des domaines connexes. »
La soumission demande également au gouvernement canadien de doubler le financement de l’Initiative canadienne de formation en matières dangereuses et CBRNE de l’IAFF à 1 million de dollars par année afin de faire face à la hausse des coûts des programmes, de répondre à la demande croissante et d’élargir l’accès aux communautés mal desservies.
Depuis 2009, le programme financé par le gouvernement fédéral a formé plus de 10 000 pompiers et autres intervenants d’urgence à un niveau reconnu de réponse HazMat, en utilisant des instructeurs et un programme d’études de l’IAFF. Des cours, y compris des programmes de formation de formateurs, sont offerts en anglais et en français et peuvent se tenir dans des communautés éloignées et autochtones.
Le président général Edward Kelly a déclaré que les propositions s’appuient sur des programmes réussis qui devraient évoluer pour répondre aux besoins changeants et aux risques croissants.
« Nous sommes reconnaissants envers le gouvernement canadien pour le programme de subventions commémoratives et pour notre partenariat avec l’IAFF sur la formation HazMat et RTI », a-t-il déclaré. « Ces investissements ont vraiment fait une différence, mais ils doivent suivre le rythme de l’inflation et des défis changeants auxquels font face nos membres et les communautés qu’ils protègent. »