Local 867 Fire Fighter Derek Balcaen

Un commentaire exprimé à son médecin de famille à la fin d’un examen de routine a probablement sauvé la vie à Derek Balcaen.

En octobre 2021, alors qu’il avait 41 ans et travaillait comme pompier à Winnipeg, au Manitoba, depuis 17 ans, ce dirigeant de longue date de la section locale 867 a remarqué une bosse sur son scrotum en prenant sa douche. Il s’est dit qu’il devrait le mentionner à son médecin pendant son prochain examen physique périodique.

La bosse a semblé disparaître entre-temps et quand est venu le temps de subir l’examen, il a presque oublié de la signaler au médecin. Mais en mettant son manteau pour quitter les lieux, il s’en est souvenu.

Son médecin – qui avait aidé à sa naissance en 1978 – savait que M. Balcaen était pomper. Il a pris la question au sérieux et demandé des examens. Même si la bosse semblait avoir disparu, une trace de sang a été détectée dans l’urine et cela a exigé une investigation plus poussée. Pendant une cystoscopie subséquente, M. Balcaen a vu le technicien et son médecin échanger des regards à la vue de ce qui apparaissait à l’écran et employer ensuite une foule de termes médicaux.

Il s’agissait d’un cancer de la vessie.

« J’étais extrêmement inquiet, comme vous pouvez l’imaginer », dit M. Balcaen. « J’avais 41 ans et j’étais emballé à la perspective d’aller à Hamilton voir mon équipe préférée, les Blue Bombers, défendre son titre de gagnant de la Coupe Grey. Or, voilà que l’écran me révélait une tumeur à la vessie. » Il craignait que les bruits qui couraient au sujet des retards dans le système de santé canadien l’obligent à attendre longtemps une intervention, « avec cette grenade en moi », dit-il.

Heureusement pour M. Balcaen, la suite a été rapide. Moins de deux semaines plus tard, la tumeur a été retirée chirurgicalement. Ensuite, il a subi un peu de chimiothérapie. La détection et l’intervention précoces ont permis d’enrayer son cancer de la vessie, maladie que se sont fait diagnostiquer 13 400 Canadiens et Canadiennes et dont 2 600 morts en 2023, selon la Société canadienne du cancer.

Derek Balcaen and family

Balcaen est reconnaissant au système de santé, qui a été selon lui rapide et professionnel à toutes les étapes. Deux ans après son combat contre le cancer de la vessie, M. Balcaen subit périodiquement des examens de suivi mais a été débarrassé du cancer, y compris la tumeur à l’appendice relevée quand on lui a enlevé celui-ci par suite d’une appendicite.

Bien que son histoire soit personnelle, M. Balcaen est heureux d’avoir l’occasion de la raconter en ce Mois de la sensibilisation au cancer chez les pompiers afin que cela puisse encourager d’autres pompiers et pompières à être vigilants, à être conscients des risques accrus qu’ils courent de contracter certains cancers et à se protéger contre le cancer de façon proactive.

Les examens médicaux que peut comporter l’investigation de certains signes physiques sont certes inconfortables. La cystoscopie par exemple consiste à insérer une sonde dans la vessie en passant par l’urètre afin de voir toute tumeur ou masse inusitée. Mais M. Balcaen dit que l’inconfort est un bien petit prix à payer pour prendre soin de sa santé.

« Ce n’est pas très douloureux; c’est quelques minutes d’inconfort. Nous endurons bien les maringouins l’été parce que nous aimons jouer au golf ou aller à la pêche, alors nous pouvons supporter un peu d’inconfort pour avoir le privilège de prolonger notre vie de décennies pour les passer avec nos enfants et nos petits-enfants », déclare M. Balcaen.

« Nous avons tellement de raisons de vivre… nos amis, nos familles et notre mode de vie. Ne serait-ce qu’à cause de l’effort que vous investissez dans votre travail, vous méritez de pouvoir prendre votre retraite en santé », ajoute-t-il.

Il conseille aux autres pompiers et pompières de se prêter dès le départ à des examens s’il y a des antécédents de cancer dans leur famille afin qu’il y ait des données de référence pouvant servir à des comparaisons.

Derek Balcaen and family

« Il n’est pas nécessaire que la sensibilisation au cancer vous définisse. Ce n’est pas simplement parce que vous en parlez à votre médecin de famille que vous partez en croisade pour la cause. Le fait qu’on découvre une trace de sang dans mon urine a probablement prolongé ma vie de décennies », ajoute M. Balcaen. « Le jeu en vaut certainement la chandelle dans ce cas-ci. »

Balcaen se protège encore davantage pour l’avenir en modifiant certaines habitudes de vie. « L’activité syndicale avait entièrement remplacé l’activité physique dans ma vie. En 2007, ma photo figurait au calendrier et trois séances d’entraînement au gymnase par semaine constituaient une importante partie de ma vie. Je suis heureux de pouvoir dire que j’ai repris l’entraînement depuis au moins un an », dit-il.

« Je me sens mieux et je mange mieux. C’est un bon message à transmettre à nos membres au sujet de l’équilibre travail-vie, particulièrement à ceux qui travaillent à leur pupitre pour notre syndicat. Nous prenons soin des membres, mais qui prend soin de nous? »